Translate

Les entreprises françaises franchiront la barre des 2000 milliards d’euros d’endettement

Le plus dur est devant nous

La pandémie du coronavirus n’est certainement que le début d’un cauchemar économique qui va frapper toute l’Europe et e monde. Maintenant que cette crise a commencé à faire tomber les dominos… plusieurs événements catastrophiques vont continuer de se produire. Presque tout dans votre vie pourrait bien changer.


Vous pourriez ne plus jamais vivre "Comme Avant" S’il y a une crise économique, j’ai peur que la majorité des français soient complètement perdus. Pendant que beaucoup auront peur et ne sauront pas quoi faire,



La crise la plus violente depuis 150 ans

Qu’est-ce qu’il se passe ?

Selon les dernières prévisions de la Banque mondiale, publiée le 8 juin, le Produit Intérieur Brut (PIB) mondial devrait se contracter de 5,2% en 2020. Jamais autant de pays n’ont connu simultanément une telle récession depuis 1870.  

Qu’est-ce que ça veut dire ?

La récession dans les pays pauvres et émergents ne devrait pas dépasser les -2,5% en 2020, contre -7% dans les pays développés. Au total, en raison de la pandémie entre 70 millions et 100 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, principalement dans les pays déjà pauvres. Mais l’agence S&P Global Rating se veut optimiste et a constaté un retour des capitaux étrangers depuis avril dans ces pays émergents

Qu’est-ce que ça change pour moi ?

Par ailleurs, en ces temps d’incertitudes géopolitique et économique, les prévisions de croissance sont à prendre avec précaution. A l’incertitude de la durée de la pandémie s’ajoutent celles de la résilience des économies et de l’aggravation des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. La situation pourrait donc s’empirer…



Les Français doivent dépenser de l’argent, sinon ils perdront leur travail
Qu’est-ce qu’il se passe ?

A Bercy, les ministres scrutent le moindre signe de sortie de coma : "La consommation rebondit : la semaine du 11 au 15 mai, les paiements par carte bancaire étaient supérieurs de 8% à la même période de 2019." Mais le constat reste pessimiste : les français ne dépensent pas assez et n'ont jamais possédé autant d'argent sur leur compte bancaire que pendant cette période de crise sanitaire.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Rappelons-le, en 2019 les particuliers disposaient au total de 1511,8 milliards d’euros de dépôts bancaires dont 490, 2 milliards de dépôts à vue non rémunérés. En mars 2020, les montants étaient déjà passés à 1562 et 515 milliards respectivement. La population devrait se rappeler ces mots du célèbre économiste Maynard Keynes "Achetez, sinon votre mari perdra son job".

 La France se prépare à une vague de licenciements et de faillites sans précédent

Qu’est-ce qu’il se passe ?

L’inévitable ne sera pas éviter : la multiplication des licenciements et plans sociaux dans les entreprises qui ne résisteront pas à la plus forte récession depuis la seconde guerre mondiale. Pour l’instant, les difficultés semblent évitées : seuls 53 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont été initiés pour 2853 suppressions de postes.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Le véritable coup de massue pourrait arriver dans les prochaines semaines, après la diminution progressive de la voilure du chômage partiel. Plus inquiétant, Bruno Le Maire a déclaré que même les grands groupes étaient menacés "Oui Renault peut mourir, il faut être lucide". Mais le gouvernement ne compte pas valider si facilement les plans sociaux des entreprises qui ont pu bénéficier des aides de l’Etat. Il sera nécessaire pour les entreprises de justifier leurs mesures.
Une dette record des entreprises françaises

Qu’est-ce qu’il se passe ?

C’est un seuil inédit. Depuis quelques mois, les entreprises françaises franchiront la barre des 2000 milliards d’euros d’endettement, d’après les dernières statistiques de la Banque de France. A fin avril, leur encours de dette a quasi doublé depuis la crise financière de 2008.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Le mur de la dette des sociétés françaises va ainsi entrer dans une zone à risque. A fin avril, le rythme de croissance des encours d’endettement des entreprises approchait les 10%. Cet emballement s’alimente de taux de crédit inédits depuis 2003, à 1% en moyenne. Les entreprises françaises font ainsi partie, selon le FMI, du club restreint des entreprises les plus endettées au monde : plus de 140% du PIB…

Qu’est-ce que ça change pour moi ?

Le Haut conseil de stabilité financière s’inquiète de cette dette grandissante. Avec la crise du Covid-19, bien des entreprises risquent de ne pas être en mesure de rembourser leurs dettes. Elle sera alors prise en charge par l’Etat et les banques. Deux risques en découlent : une incapacité des entreprises à continuer sereinement d’assurer leur cycle d’exploitation du fait d’un poids des intérêts trop lourd, et une vague de faillites entraînant les banques dans leur marasme
L’Etat continue de soutenir l’économie
Qu’est-ce qu’il se passe ?

Face à la crise du coronavirus, le gouvernement a revu son budget à la hausse. Un nouveau projet de loi de finances rectificative sera présenté aujourd’hui en conseil des ministres. C’est le troisième depuis le début de la crise.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Ce nouveau plan devra prendre en compte une récession spectaculaire de 11% de l’économie française en 2020. Après plus de 400 milliards d’euros de mesures d’urgence prises dans les deux budgets précédents, ce nouveau budget rectifié va faire monter le soutien public à 460 milliards d’euros. Le secteur du tourisme bénéficiera d’une aide de 18 milliards d'euros, le secteur de l’automobile  de 8 milliards, l'aéronautique de 15 milliards.

Qu’est-ce que ça change pour moi ?

Le gouvernement se veut le plus rassurant possible dans la gestion de la crise. Aucune entreprise ne sera laissée de côté. C’est un signal fort envoyé aux marchés. Il faut espérer que cela suffise pour sauver nos emplois. 
L’Europe se met au service des banques

Qu’est-ce qu’il se passe ?

La crise du Covid-19 aura au moins permis aux banques de rappeler leur rôle essentiel dans notre économie. Mardi, la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a adopté une proposition émise fin avril qui assouplit certaines règles prudentielles bancaires de l’UE (notamment le règlement sur les exigences de fonds propres) afin de maximiser la capacité des banques à prêter de l’argent.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Cela permettrait aux banques de récupérer 30 milliards d’euros de capital en 2020, puis par ricochets de financer quelques 450 milliards d’euros de prêts. L’AFME, un des lobbys des banques à Bruxelles, a salué jeudi l’adoption de ces mesures, prises en un temps record.

Qu’est-ce que ça change pour moi ?

Il ne faut pourtant pas s’y méprendre. Ces règles instaurées après la crise et qui visaient à contraindre les banques de bénéficier d’un certain montant minimum de fonds propres étaient justes et nécessaires. C’est notamment parce que les banques ne bénéficiaient pas de fonds propres suffisants qu’elles ont connu tant de difficultés lors de la crise de 2008. Il faut rester prudent même en ces temps tumultueux si l’on veut éviter l’explosion du système bancaire.
Le succès des prêts garantis par l’Etat

Qu’est-ce qu’il se passe ?

Ce sont près de 85 milliards d’euros qui ont été distribués à 500 000 entreprises depuis le début de la crise du coronavirus. Ces chiffres donnent une ampleur du dispositif de prêts garantis par l’Etat. "Je pense qu’on va être à 100 milliards d’euros de PGE cette année" a précisé le directeur de la BPI.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

La France se place loin devant ses voisins en la matière : l’Espagne a octroyé 63 milliards d’euros de prêts à ses entreprises, le Royaume-Uni 34 milliards, l’Allemagne 28 milliards et l’Italie 22 milliards. L’Etat Français n’a donc pas hésité une seule seconde à apporter tout son soutien aux entreprises du pays.  

Qu’est-ce que ça change pour moi ?

Mais ceci est pourtant à double tranchant. En cas de défaut de remboursement, c’est l’Etat qui paiera la facture (à hauteur de 70 à 90% du prêt, le reste étant assumé par les banques). Les spécialistes craignent donc une vague de surendettement avec des entreprises incapables de rembourser l’ensemble de leurs prêts. Il faudra donc rester vigilant. 


La BCE continue son soutien indéfectible à l’Union Européenne

Qu’est-ce qu’il se passe ?

Les pourfendeurs de l’endettement ont de quoi grincer les dents. Un premier plan de 750 milliards d’euros avait été annoncé au début de la crise du coronavirus dans le but de sauver les économies européennes. C’est aujourd’hui une nouvelle enveloppe de 600 milliards d’euros qui s’ajoute. Au total la BCE  apportera donc un soutien de 1 350 milliards d’euros.  

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Au rythme actuel (près de 6 milliards d’euros investis par jour), la Banque centrale a de quoi voir venir jusqu’à la fin de l’hiver prochain. Ce nouveau bazooka rassure sur la résolution sans faille de la BCE à jouer son rôle de pare-feu de la crise économique. A ce plan mis en place par la BCE s'ajoutera une aide financière importante de l’Union Européenne de près de 500 milliards.  

Qu’est-ce que ça change pour moi ?

Les instances européennes semblent donc prêtes à tout pour venir en aide aux pays de l’Union. Les montants dépassent la raison et l’on se demande qui remboursera et qui trinquera. En attendant, ces pluies de liquidités sont l’unique moyen de sauver le Vieux Continent du pire
Pertes colossales pour le secteur aérien

Qu’est-ce qu’il se passe ?

Les compagnies aériennes vont souffrir plus que jamais de la crise du coronavirus et de l'interruption du trafic mondial de passagers. Elles pourraient subir des pertes de 84 milliards de dollars au total en 2020, et plus de 15 milliards en 2021 a annoncé mardi l’Association internationale du transport aérien.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

"Les pertes de cette année seront les plus importantes dans l’histoire de l’aviation" a estimé le directeur général de l’Iata. En comparaison les compagnies aériennes avaient perdu 31 milliards de dollars lors de la grande crise de 2008. Les mesures d’aides des gouvernements du monde entier ont certes permis de sauver de nombreuses compagnies, mais elles ont également pour effet d’augmenter leurs dettes à des niveaux jamais vus : de 120 milliards de dollars avant la crise, elles atteignent aujourd’hui 550 milliards de dollars.
L’euphorie des Bourses mondiales mise à mal


Qu’est-ce qu’il se passe ?

Après l’euphorie des derniers jours, un brutal retour à la réalité pour les Bourses mondiales. Wall Street a connu sa pire séance en trois mois : le Dow Jones cédant 6,9%, le Nasdaq perdant 5,27% et le S&P 500 tombant de 5,89%. Les Bourses de Paris (-4,71%) et Londres (-3,99%) avaient elles aussi déjà dévissé jeudi. Les places boursières asiatiques sont également en nette baisse ce vendredi matin.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Cette baisse fait suite aux annonces de la Fed sur un retour à la croissance lent et difficile. Selon la Fed l’activité économique américaine ne devrait pas parvenir à la normale avant le courant de l’année 2022 et l’institution ne pense même pas à relever ses taux. Autre facteur perturbateur : les craintes d’une deuxième vague d’épidémie aux Etats-Unis.

Qu’est-ce que ça change pour moi ?

Les Bourses commencent enfin à retrouver le sens de la réalité. L’euphorie des dernières semaines semblait anormale au vu des difficultés qui s’annoncent partout dans le monde. On le voit, l’économie ne tient aujourd’hui qu’à un fil et vit dans une peur omniprésente. Prudence donc pour éviter une deuxième vague. 

Les grands gagnants de la Bourse
Qu’est-ce qu’il se passe ?

Le constat est unanime : les rois de la consommation dominent les Bourses mondiales, comme le montre une étude réalisée par Pascal Quiry dans sa dernière Lettre du Vernimmen. Deux phénomènes ont poussé le secteur des biens de consommation au premier plan des capitalisations boursières : la formidable ascension d’Apple et de Microsoft  et le développement du luxe.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

La marque à la pomme, qui valait moins de 5 milliards de dollars en 2000 pèse aujourd’hui 1378 milliards de dollars, juste derrière Microsoft (1390 milliards de dollars). De son côté, LVMH est devenu en 2018 la première capitalisation boursière de Paris (189 milliards d’euros à fin mai). Une autre grande tendance est celle de l’effondrement de l’industrie : en vingt ans, la part de l’industrie dans les capitalisations boursières mondiales est passée de 25 à 10%. Autre fait marquant : la montée en puissance de la Chine. Le pays pèse désormais 16% des capitalisations boursières mondiales, contre 10% en 2000.

Coronavirus ? Même pas peur

Qu’est-ce qu’il se passe ?

Les traders les plus optimistes de Wall Street n’auraient jamais osé miser sur un rebond aussi rapide. 53 jours après une chute vertigineuse, qui a vu 10.000 milliards de dollars de capitalisation boursière partir en fumée, la Bourse américaine a effacé ses pertes de l’année.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Mieux, elle repart à l’assaut des sommets. Lundi soir, l’indice des 500 premières capitalisations de Wall Street est revenu à son niveau de fin 2019, à 3232 points. Le Nasdaq Composite, un autre indice boursier de Wall Street est à un plus haut historique de 9 924 points. Riche en valeurs "tech", le Nasdaq a affiché une progression de 45% depuis le 23 mars.


 https://introduire-revenu-de-base.blogspot.com